Solitude

Enveloppé de quatre murs, ocres d'amertumes,
Il y a un mégot au fond d'un cendrier.
Il y a aussi une chaise ainsi qu'une table brune,
Où s'enlisent profondément mille et une pensées.

Le cul posé sur la boiserie colorée,
Le poing contre la joue, le coude sur la table,
Le vent dehors est froid et ne cesse de hurler.
Et les pensées s'envolent, mille mots s'évadent.

Le cœur comme un tableau mort sur un mur de ta vie,
Illustré de formes fades et de couleurs blêmes
Où chaque détail semble être un fardeau infini.
La solitude est la damnation de l'être qui aime.